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Incendie du 1er janvier à Crans-Montana
Le Conseil d’Etat a adopté un projet de décret pour le soutien aux victimes de l'incendie de Crans-Montana et l’a transmis au Grand Conseil. Le projet de décret règle le financement à fonds perdu de l'aide d'urgence de 10'000 francs ainsi que des frais funéraires et de rapatriement des corps. Il traite également le préfinancement de la contribution de solidarité unique de 50'000 francs accordée par la Confédération. Dans le cadre de ce décret, un crédit supplémentaire de 10,18 millions de francs est sollicité, dont 7,8 seront remboursés par la Confédération, conformément à la loi fédérale sur le soutien en faveur des victimes de l’incendie de Crans-Montana du 1er janvier 2026.
Le 1er janvier 2026, l’événement tragique survenu à Crans-Montana a fait de nombreuses victimes et endeuillé plusieurs familles. 156 personnes ont été particulièrement touchées par ce drame: 41 personnes ont perdu la vie, 84 ont dû être hospitalisées et 31 autres ont été prises en charge de manière ambulatoire. Cet événement a engendré des besoins urgents et concrets pour les victimes et leurs proches: pertes de revenus, frais immédiats liés à l'hospitalisation, organisation des funérailles, rapatriements, démarches administratives et juridiques.
Face à cette urgence, le Conseil d'Etat a mobilisé les dispositifs existants. Il a également décidé de mettre à disposition une aide d'urgence unique de 10'000 francs par ayants droit et d'assurer la couverture des frais funéraires et de rapatriement. De son côté, le Parlement fédéral a adopté le 20 mars 2026 sur proposition du Conseil fédéral une loi fédérale urgente prévoyant notamment l’octroi d’une contribution de solidarité unique de 50'000 francs par ayant droit. Elle prévoit de verser ce montant au canton du Valais qui préfinance la prestation auprès des victimes.
Dans le projet de décret soumis au Grand Conseil, le Conseil d’Etat précise le cercle des bénéficiaires aux contributions fédérales et cantonales. Selon les dispositions proposées, l’aide d’urgence cantonale et la contribution de solidarité fédérale sont accordées pour chaque personne décédée et à chaque personne gravement blessée ayant passé au moins une nuit à l’hôpital. Le projet de décret prévoit également la possibilité d’accorder ces aides, au titre de cas de rigueur, à certaines des 31 victimes n’ayant pas été hospitalisées mais ayant bénéficié d’une prise en charge ambulatoire. A leur demande, selon la gravité objective des blessures physiques et pour autant qu’une prise en charge ambulatoire ait eu lieu, l’aide fédérale et cantonale pourra également leur être accordée. La décision concernant ces cas de rigueur se basera sur des critères d’ordre médical qui seront établis par des professionnels de la santé réunis au sein d’une Commission d'évaluation clinique.
Le projet de décret prévoit ainsi d’autoriser le versement à fonds perdu de l'aide d'urgence de 10'000 francs aux ayants droit et de confirmer la prise en charge, également à fonds perdu, des frais funéraires et de rapatriement des corps, dont le préfinancement repose sur la loi sur la protection de la population et la gestion des situations particulières et extraordinaires. Quant à la contribution de solidarité fédérale, elle sera préfinancée par le canton, puis remboursée par la Confédération conformément à la loi fédérale.
Concernant le financement de ces mesures, un crédit supplémentaire total de 10,18 millions de francs est sollicité, dont 1,56 million de francs pour l’aide d’urgence de 10'000 francs, 820'000 francs pour les frais funéraires et de rapatriement des corps et 7,8 millions de francs pour le préfinancement de la contribution de solidarité de la Confédération. Ces 7,8 millions seront ensuite remboursés par cette dernière conformément à la loi fédérale sur le soutien en faveur des victimes de l’incendie de Crans-Montana du 1er janvier 2026.
Finalement, le texte soumis au Parlement vise à permettre un échange d’informations strictement limité entre autorités, afin d’assurer la coordination nécessaire et prévenir une double prise en charge. Le versement des aides financières extraordinaires est assuré par le service en charge de l'action sociale, en étroite coordination avec les partenaires concernés.